Tunisie : Les réfugiés du camp de Choucha en grève aux Berges du Lac.

Que font l’ONU et le gouvernement tunisien ?

Les derniers réfugiés du camp de Choucha (sud tunisien) environs 250 personnes manifestent depuis fin mars 2013 un peu partout à Tunis. Ils refusent de rester en Tunisie, pour plusieurs raisons : racisme, discrimination, violence policière, un témoin m’informe qu’une ONG en tire profit en faisant croire qu’ils veulent rester en Tunisie, or c’est faux… mais que fait la France et l’ONU de ces personnes ? Vont-ils rester réfugiés à vie ?

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Tunisie : Jannet potière de Sejnane.

La situation des potières de Sejnane est difficile, très peu de touristes sont de passage vu la situation sécuritaire du pays et l’image que véhicule les médias depuis 2011. Ces femmes sont courageuses et vaillantes il ne faut pas les laisser tomber. Aller voir cette belle région de Tunisie, aller leur acheter des belles poteries pour qu’elles puissent continuer a perpétuer une tradition, un art, qui date de plusieurs millénaires.
Elle place beaucoup d’espoir sur le projet Laaroussa (voir lien) porté par l’association L’ART RUE (Dreamcity) www.laaroussa.org

Jannet potière de Sejnane - Crédit Photo : Mongi Aouinet

Jannet potière de Sejnane – Crédit Photo : Mongi Aouinet

Tunisie : Funérailles révolutionnaires de Chokri BELAID.

Vendredi 8 février 2013 vers 14h00, Kamel Jalouli attend le cortège funéraire de Chokri Belaid au cimetière du Jellaz à Tunis, il contient son chagrin dignement, malgré des conditions de sécurité indigne, plus de 50 000 personnes attendent malgré les tires de lacrymogène. Je suppose que le Ministre de l’Intérieur avait autre chose de prévu ce jour là (préparer la manifestation pro-Ennahda du lendemain). J’ai été témoin d’agressions au couteau au niveau de la station de bus de Bab Alioua et place de la Tolérance, les flics étaient ou ? très peu de militaire, des jeunes ont même attaqué les pompiers. Shame on You ! Cette journée sera gravé à jamais dans ma mémoire car j’ai ressenti ce que le mot fasciste voulait dire mais surtout marqué à vie par la dignité du peuple hommes, femmes, enfants qui ont salué une dernière fois ce héros de la Nation.
-IMG_0261photos-mongi-aouinetDans les sociétés patriarcales, les hommes sont omnipotents, omniprésents et semblent tenir -sans relâche- les rênes de la société. Cette omniprésence semble effacer le rôle des  femmes et les écarte de plusieurs domaines. Cette exclusion qu’elle subissent depuis des générations se manifeste dans leur quotidien le plus banal et le plus anodin. Il peut nous paraître surprenant à titre d’exemple qu’il est strictement interdit aux femmes d’assister aux funérailles quelque soit le lien qu’elles ont avec la personne décédée. Cependant, cette coutume qui paraît d’emblée ancrée dans les mentalités a été ébranlée tout comme l’opinion publique en Tunisie suite à l’assassinat du militant Chokri Blaid.En effet, des milliers de femmes furent présentes aux funérailles qui ont eu lieu au cimetière du Jallez dans la ville de Tunis sans se soucier de ce que dicte la tradition rigide et inébranlable. Bien entendu, ce comportement courageux voire révolutionnaire selon certains a dérangé les conservateurs catastrophés par cet évènement qui déroge de la norme bien plus que par l’assassinat d’un être humain.

TUNISIE MEDIA : Ligne Rouge, témoignages des journalistes agressés en Tunisie.

Documentaire sur les agressions qu’on subit les journalistes tunisiens depuis janvier 2012.

Avec : Zyed Kirchen : Directeur de rédaction du journal « Le Maghreb », Rym Bouguerra : journaliste au journal Haqaeq (Réalités), Walid Hamraoui : journaliste à la télévision tunisienne, Yousef Oueslati : rédacteur en chef du journal « AKHER KHABAR », Lotfi Hajji : journaliste et directeur du bureau Al Jazeera Tunis, Sana Farhat : journaliste au journal « Le Temps », Aymen Rezgui : Chargé des Libertés au SNJT et Najet Yacoubi : avocate.

Image, son et Montage : Mongi Aouinet
Réalisation : Mabrouka Chiboub et Mongi Aouinet
Mai 2012.

Tunisie culture : Dream City 2012, Mohamed Allam Yao-Ming Tunis

Et si la photo de Yao-Ming, fameux personnage de «Memes», envahissait les rues comme substitut du monde virtuel? Comment réagirait la population à cet envahisseur, à cette figure caricaturale et sarcastique qui circule à travers les réseaux sociaux?

Ces questionnements ont incité l’artiste à examiner le rapport entre cyberculture et culture de la rue, surtout après les ébranlements politiques et sociaux survenus dans le monde arabe. Ce projet est une œuvre interactive à travers laquelle Yao-Ming s’amuse à s’incruster sur des propriétés publiques ou privées, des supports de propagande politique ou de publicité, afin d’éveiller les usagers de la ville, usagers de la culture internet. Cette expérience a été préalablement tentée au Caire, de manière simplifiée, sur la périphérie de la place Ettahrir.
source :  http://www.lartrue.com/mohamed-allam-yao-ming-tunisie/

Mohamed Allam, artiste Egyptien à Tunis, septembre 2012.

 

Tunisie : Manifestation du 13 aout 2012, journée de la Femme « complémentaire ».

Palais des Congrès le 13 aout 2012

Il y a  plus de 50 ans, un demi siècle auparavant , le premier president de de la republique tunisienne, Bourguiba,  instaure le Code du statut personnel. Ce dernier abolit la polygamie et améliore la position de la femme au sein de la société et de son foyer. Le divorce judiciaire est mis en place et le mariage interdit aux jeunes filles de moins de 17 ans avec le consentement obligatoire de la mère. Il met ainsi en place l’égalité entre homme et femme, renforcée par des mesures établies en 1987.

En aout 2012, un projet de loi évoque la complementarité entre les hommes et les femmes écartant ainsi le principe d’égalité « L’Etat assure la protection des droits de la femme, de ses acquis, sous le principe de complémentarité avec l’homme au sein de la famille et en tant qu’associée de l’homme dans le développement de la patrie », y est-il indiqué.

Seulement, les femmes Tunisiennes accepteraient-elles facilement ces mesures retrogrades? Céderaient-elles leurs droits constitutionnels qui ont formé un bouclier infranchissable et un modèle unique dans le monde arabe faisant leur fierté ???

Tenant à tout prix de préserver le Code du Statut Personnel, le 13 aout 2012 À 21 h des milliers de personnes: femmes, hommes et enfants  se sont rassemblés à l’Avenue de Mohamed V afin de fêter la journée internationale de la femme mais aussi afin de protester pacifiquement contre les déclarations du parti au pouvoir : Ennahda. Et dans une ambiance survoltée, ils se sont retrouvés au Palais des Congres  où le parti politique al jomhouri a fêté la journée de la femme….

Discours de Maya Jribi au Palais des Congres le 13 aout 2012

La parole fut alors donnée à Maya Jribi, figure emblématique de résistance, qui comme toujours a farouchement défendu les droits de la femme- égalitaire et non complémentaire. Comment bâtir une société solide, éduquée et forte si nous écartons  la moitié de cette société qui n’est autre que la femme !!!  s’écria t elle. Pour la même occasion Salma Bakker, cinéaste et membre de l’ANC  s’est également manifestée afin d’exprimer son regret « d’en arriver là ». Elle explique que jamais elle n’aurait imaginé qu’on allait remettre en question les acquis fondamentaux de la femme Tunsienne en 2012. En effet, en 1975 elle a réalisé un film  » fatma 75″ où elle critique le Code du Statut Personnel et où elle revendique plus de justice de privilèges et d’avantages…Le public a eu droit à des extraits émouvants qui ont suscité des applaudissements unanimes . la foule -de majorité féminine- a scandé haut et fort  » la femme tunisienne est libre »; la femme tunisienne est plus forte que toi Jebali »…

C’était l’occasion ou jamais pour ces femmes Tunisiennes : membres de l’ANC, enseignantes, cinéastes, étudiantes, avocates pour se manifester et dire ce qu’elles ont sur le coeur mais où sont les femmes des quartiers populaires dont on a parlé mais qui ne sont pas représentées…

DIAPORAMA PHOTO : 13 aout 2012.

Environnement Tunisie : gestion des déchets en Tunisie…la catastrophe est proche !

rue du Languedoc, Elouardia loula Mon homme, Tunis – aout 2012

Durant les toutes premières semaines de la révolution, on a observé une réelle préoccupation de l’environnement en Tunisie. Les jeunes s’organisaient à plusieurs reprises via Facebook pour nettoyer les grandes avenues et faire preuve de citoyenneté. Seulement, ceci semble éphémère et cet engagement n’est qu’apparemment, le fruit d’une situation post-révolutionnaire…

Eau insalubre dans les rues de Tunis….

Petit rappel en video (janvier 2011) :

 

En effet, quelques mois après la Révolution et notamment après la grève des éboueurs de la Municipalité les poubelles envahissent comme jamais les rues tunisiennes. Les citoyens se trouvent étouffés par les déchets qui ne cessent de conquérir une Tunisie qui se veut meilleure. Ainsi, les citoyens montrent du doigt la Municipalité et vice versa.
Ceci nous mène à se demander a qui la faute ?
Depuis quelques années, les habitants de certains quartiers où cohabitent des centaines de personnes, ne disposaient plus des deux vieilles  poubelles grises où déposer les déchets. La Municipalité cherchant à améliorer ses services décida que les déchets soient cherchés devant les maisons  à une heure précise…Une mesure qui selon la majorité n’a fait qu’empirer les choses et les réclamations n’ont pas cessé de se faire entendre…
Les éboueurs toujours pressés ne prennent jamais le temps de vider les seaux  (souvent emprunté au voisin pour quelques années),  étant donnée que le chauffeur ne fait qu’ accélérer en ne se souciant guère de la mission à accomplir…pas le temps de les déposer et de les vider, au suivant !
Les chats figurent aussi parmi les premiers accusés de la saleté, ce sont les pires ennemis des grands-mère. Affamés, les petites bêtes profitent tant bien que mal de la situation notamment au mois du Ramadan où la consommation explose. Les Tunisiens ne ramassent tout simplement jamais les déchets ! Au moins les chats nous préservent des rongeurs tel que les rats et les souris….
Lorsque les femmes  ou les hommes, soucieux, oublient de sortir les poubelles afin de préserver la propreté de leur maisons les forêts deviennent l’endroit idéal de dépôt des poubelles. Ainsi, ces irresponsables sont convaincues qu’ils ne dérangent personne et qu’ils préservent leur entourage…
RESULTAT: ils sont la proie  des moustiques des lacs contaminés, la puanteur « embaume » l’air, et aujourd’hui ils sont confrontés au maladie d’un autre siècle …

Traduction : QUE DIEU CAUSE LA PERTE à CEUX QUI JETTENT LES POUBELLES ICI

Même les fameuses inscriptions « de sensibilisation » sur les murs sont incapables d’influencer ces personnes complètement  insouciantes…

Après les chattes de rue c’est la voisine qui vient l’embêter avec les poubelles !