Reportage : un projet de court-métrage en pâte à modeler.

Les poils de la bête : Le tournage commence le 4 novembre 2013. Objectif faire 6500 prises de vue pour une durée de 4mn20 sec. Co-realisé par Mongi aouinet et Abdelkrim Aouinet. Production SECTION9

Les poils de la bête : Le tournage commence le 4 novembre 2013. Objectif faire 6500 prises de vue pour une durée de 4mn20 sec. Co-realisé par Mongi aouinet et Abdelkrim Aouinet. Production SECTION9

Abdelkarim Aouinet est un jeune artiste tunisien autodidacte qui réalise des court-métrages avec les moyens du bord…. Il s’occupe de la création des décors mélangeant la pâte à modeler et le ciment blanc et crée les personnages entièrement fait en pâte à modeler, animé image par image.

Personnages du nouveau court-métrage en production.

Personnages du nouveau court-métrage en production.

Sa prochaine réalisation est importante pour lui car si le film est réussi il pourrait peut-être, être accepté à La Cartoucherie (Folimage) de Valence pour pouvoir bénéficier d’une formation complète dans son domaine. Souhaitons lui du courage, de la persévérance et de la réussite.

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Photos et reportage : Mongi Aouinet

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Tunisie culture : Fifak 2012 projection de films jusqu’au bout de la nuit.

Un grand nombre de personnes était présent dans la nuit du 30 aout 2012 (quatrième soiree) au théâtre de plein air de Kélibia lors de cette 27 éme édition du FIFAK  2012 ( Festival International du Film Amateur de Kélibia) et le cinquantenaire de l’FTCA (Federation Tunisienne des Cineastes Amateurs). Comme tous les ans, les spectateurs ont eu droit à une grande variété de courts métrages, de documentaires et de films d’animation. La soirée fut divisée en trois parties :

Public du Fifak 2012, jeudi 30 aout 2012

Compétitions d’école et compétitions nationale :

Ahmed Ezzedine, real. de Checkpoint Malassin.

Le documentaire de Ahmed Ezzedine « Check point Mallasin » a  rappelé au  public les moments inoubliables de l’histoire de la  Tunisie à savoir l’ambiance lors de la Révolution et les comités de surveillance dans les quartiers populaires de Tunis. Certes, de nombreux cinéastes se sont intéressés à ces événements mais ce documentaire réussi,  malgré des faiblesses techniques (cadrage, qualité d’image…) a su rendre le côté jovial des tunisiens malgré les circonstances critiques que traversait le pays. D’ailleurs l’humour authentique et vulgaire a suscité le rire du public à maintes reprises tout comme le film d animation « mur de Banlieue » de Fares Ben Khalifa provocateur et satirique. De la même manière, le documentaire du jeune Bouhlel Yahyaoui intitulé « Daouamis » diffusé en début de soirée a provoqué la compassion du public quant à la situation déplorable des Gafsiens dans les mines de phosphate.

Fares Ben Khalifa

Compétition internationale :

A l’échelle internationale, le FIFAK 2012 a sélectionné des films provenant d’Algérie, de Jordanie, d’Iran, d’Espagne, deux films Turcs ainsi qu’un film tunisien. « Sans couleur »   film syrien de Banna Mkhlouf et de Al Hassan Youssef a été diffusé en séance de rattrapage. Le film de l’Algérienne Drifa merzenner   » J’ai habité l’absence deux fois  » ainsi que le film turc intitulé « L’attente » de Kutay Denizler et Burak çevik ont partagé avec l’audience l’amertume de l’absence d’un proche.

Le film d’animation  tunisien « Kech mametech » de Nadhir Bousslema et Malek Ferjeni est une critique sociale tout comme « NO » de l’espagnol Guillermo P Bosch et « Woujouh » du Jordanien Said Najmi. Le public a également visionné un film iranien de Fereydon Najafi racontant l’histoire d’un enfant iranien prêt à faire face à une société conservatrice rien que pour voir un match de football :  seul et unique refuge  d’une société iranienne perpétuellement sous pression.

Les 5 réalisateurs(trices) Danois(es) , le 30 aout 2012 au FIFAK

Par ailleurs, la présence des cinq jeunes réalisateurs Danois fut  « le spécial » de la soirée. Ils ont réalisé leurs films dans le cadre du projet  » comment perçoivent-ils le monde arabe ? «  soutenu par IMS (International Media Support) et ce dans des différents pays  concernés par le printemps arabe comme la Tunisie, le Maroc, le Liban et l’Egypte. La situation des femmes, des enfants,  des jeunes artistes semblent avoir attiré l’attention de leur regard venu d’ailleurs (le docu sur les artistes Syriens réfugié au Liban est le plus réussi). Le documentaire  « Femmes » fait preuve d’une évidente maîtrise technique, sauf que les femmes qu’on voit on un peu le « syndrome de La Marsa ». Ou sont les femmes des quartiers populaires et des régions ?

Les conditions rudimentaires (des sieges en béton)  et la projection de ces films (Danois)  à une heure tardive ont permis de révéler les cinéphiles les plus courageux qui ont pu résister jusqu’à 3 heures du matin…

Wikef et Mongi A.

Reportage video : Aboulou, jeune artiste Tunisien.

Aboulou est un jeune artiste Tunisien, passionné par le cinema, il crée des personnages et réalise des décors en pâte à modeler.
En 2011 il a obtenu le soutien de l’Institut Français de Tunisie pour partir en stage durant 2 mois, tout frais payés, en France, dans une société de production audiovisuelle : Vivement Lundi (Rennes). Cette expérience l’a bouleversé et le motive a développer d’autres projets.

lien vers les courts-metrage : https://vimeo.com/channels/familledetounsi

Vivement lundi : http://www.vivement-lundi.com/vivement-lundi/Accueil-Vivement-Lundi.html

Institut Français de Tunisie : http://www.institutfrancais-tunisie.com/

Un reportage de Mongi Aouinet
Musique : Mehdi Aouinet

Cinéma : La Source des femmes c’est l’Amour.

La Source des femmes

Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l’eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l’amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village.

Critique : Cette histoire de grève de l’amour me semblait franchement un peu « neu neu »  pour faire un bon film, mais ma bien aimée a insisté pour aller le voir et elle a eu raison ! Féministe, humaniste ce film ne pouvait que la toucher (et moi aussi), surtout depuis un certain 23 octobre 2011 ou la vague islamiste l’inquiète fortement. Le film aborde la condition de la femme dans le monde arabo-musulman, tout en respectant l’Islam. Le réalisateur Radu Mihaileanu cherche l’équilibre entre les différents protagonistes, avec quelques séquences touchantes par leur sincérité et surtout grâce à un casting presque impeccable, Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Biyouna, Saleh Bakri, par contre, l’acteur jouant le journaliste n’a aucune personnalité. On pourrait lui reprocher quelques scènes un peu lourde qui ralentissent la progression de l’histoire surtout avec cette histoire d’amour entre le journaliste et Leila pas très convaincante. Mais les 2h04 de projection reste agréable de par la sincérité que l’on ressent à travers cette histoire touchante et d’actualité.  Nous avons vu le film au cinéma Colisée de Tunis en projection « DVD », dommage pour le rendu des couleurs et pour la qualité sonore médiocre voir désagréable à cause d’un problème de sifflement aigu régulier !!