Tunisie 2013 : Ni Droit, ni devoir ?

 

Le « KO » politique, administratif et sociale règne en Tunisie.

En Tunisie il faut pouvoir s’imposer pour avoir non seulement un travail mais pour ses droits. Il faut insister pour avoir son contrat, pour qu’on paie les cotisations CNSS, il faut insister, pour que les retenues fait sur ton salaire soient bien versées (même si l’entreprise ou autres organismes ont les moyens).

Je vous dis cela car j’ai été salarié du Syndicat National des journalistes Tunisien (SNJT) et je trouve incroyable de devoir perdre de l’énergie et du temps juste pour qu’on respecte mes droits (contrat de travail, cotisations CNSS, attestation de retenue sur salaire). De novembre 2011 à janvier 2013 j’ai été coordinateur de projet pour une ONG (Institut Panos Paris) projet financé par l’Union Européenne.

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TUNISIE MEDIA : Ligne Rouge, témoignages des journalistes agressés en Tunisie.

Reportage sur les agressions qu’on subit les journalistes tunisiens depuis janvier 2012.

Avec : Zyed Kirchen : Directeur de rédaction du journal « Le Maghreb », Rym Bouguerra : journaliste au journal Haqaeq (Réalités), Walid Hamraoui : journaliste à la télévision tunisienne, Yousef Oueslati : rédacteur en chef du journal « AKHER KHABAR », Lotfi Hajji : journaliste et directeur du bureau Al Jazeera Tunis, Sana Farhat : journaliste au journal « Le Temps », Aymen Rezgui : Chargé des Libertés au SNJT et Najet Yacoubi : avocate.

Image, son et Montage : Mongi Aouinet
Réalisation : Mabrouka Chiboub et Mongi Aouinet
Mai 2012.

Tunisie media : protestation des journalistes et des salariés du journal LE TEMPS.

 

Suite à la nomination du nouveau directeur, Lotfi Touati, du journal « Le Temps et DAR ASSABAH », une centaine de personnes se sont rassemblées le 15 aout 2012 vers 21h30, des salariés du journal, des représentants de la société civile, des journalistes ainsi que la présidente du Syndicat National des Journalistes Tunisiens étaient présents. Il faut préciser que le journal est désormais sous la tutelle de l’Etat et que cette nouvelle nomination est un signe supplémentaire sur la volonté du gouvernement de placer des personnes « pro-gouvernement » et surtout dociles, afin de préparer au mieux « le terrain » médiatique en vu des nouvelles élections (20 mars 2012 ? ) . En allant sur place, j ai demandé au chauffeur de taxi ce qu’il pensait des médias. Il est heureux de pouvoir s’exprimer librement mais pour lui les journalistes ne sont pas crédibles aux yeux du peuple : ils ont soutenu le régime jusqu’au 14 janvier ! dit-il et maintenant ils critiquent ! mais il a ajouté cette phrase révélatrice : les nouveaux ministres ont fait de la prison pour être au pouvoir, tu crois qu’ils vont laisser « la chaise » facilement ?

Tunisie : Sit-in des journalistes à la Kasbah de Tunis

Ce matin, suite à l’appel du SNJT (Syndicat National des journalistes Tunisiens) les journalistes de divers médias se sont rassemblés afin de protester contre les nominations fait par le Premier Ministre Monsieur Hamadi Jbali. En effet, la profession est tombée des nues en apprenant que des rédacteurs en chefs ainsi que le directeur la chaine Nationale et du journal La Presse, allaient être remplacés et d’autres, dont voici la liste.

Mohamed Taïeb Youssefi : Président Directeur Général de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP),

Mohamed Néjib Ouerghi : Président Directeur général de la Société nouvelle d’impression, de presse et d’édition (SNIPE) et directeur des journaux « La Presse » et « Essahafa »,

Faouzia Mezzi et Mongi Gharbi : Rédacteurs en chef du journal «La Presse»,

Néji Abbassi; rédacteur en chef du journal « Essahafa »,

Adnène Khedr : Président Directeur général de l’Etablissement de la Télévision Tunisienne,

Sadok Bouabbène : Directeur de la première chaîne télévisée,

Imène Bahroun : Directrice de la deuxième chaîne télévisée,

Saïd Khezami : Directeur de l’information à la télévision tunisienne.

La manifestation était divisée entre les journalistes et les professionnels des médias (entre 150 et 250) et les pro-gouvernement (une centaine de personnes), quelques insultes et gestes déplacés se sont échangés durant ces quelques heures, une journaliste a été agressé par jet de pierre, sans raison et par des individus non identifiés….

La journaliste agressée lors du sit-in

Des réactions n’ont pas tardé de la part du porte parole du gouvernement, il est question de revoir certaines nominations…Un communiqué du SNJT ne devrait pas tarder pour savoir ce qui va se passer…..affaire à suivre.

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