Tunisie, éducation : Un oeil crevé, un jour de vacances gagné »

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Certains cultes demeurent pratiqués dans notre société dite moderne. Ces pratiques archaïques qui peuvent s’avérer dangereuses passent très souvent inaperçues.Pourtant elles touchent la quasi totalité des générations même les plus jeunes comme les enfants. Ces derniers manifestent, eux aussi, un goût pour certaines pratiques occultes qui en plus de la surprise ont attiré notre attention.
Commençons par la plus fameuse et qui est en vigueur depuis des générations : celle ci consiste d’abord à se procurer de poils provenant de la queue d’un cheval ou d’un âne.
Il paraît aussi que les méthodes de s’en acquérir  varient mais ce qui il est certain que leur nombre varie entre trois, cinq et sept : des chiffres symboliques dans notre société.
Ces poils sont par la suite collés avec un chewin-gum sous la chaise de l’instituteur. Selon eux, cette action a des pouvoirs magiques qui causent miraculeusement l’absence de leur maître ou maîtresse et souvent les plus sévères parmi eux.
L’absence dépendra du nombre des poils sachant que chaque poil correspond à un jour d’absence.
Cette pratique puérile et qui semble anodine se perpétuant de génération en génération pourrait susciter le rire mais ce n’est pas toujours le cas car il existe bien des pratiques cruelles pour ne pas dire sadiques.
En effet, il est à rappeler que provoquer l’absence et la disparition du maître demeure l’enjeu principal. Mais dans le but de garantir l’efficacité du rituel il faut bien recourir au sacrifice.
La victime sera un faible chaton ou plus précisément son oeil qui sera percé…Ainsi « Un œil crevé = un jour de vacances gagné »
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On constate alors que la présence et la persistances de ce genre de cultes magiques reflètent deux phénomènes non négligeables et inquiétants.
Le premier démontre l’absence de sensibilisation du corps enseignant et du cercle familial envers ces superstitions ; un fléau contre lequel ont combattu plusieurs générations afin de mettre fin à l’obscurantisme et à l’ignorance ambiante.
Par ailleurs, cette inertie et insouciance  révoltantes reflète bien la situation déplorable des animaux dans des sociétés qui se disent très attachés aux bonnes moeurs et où on peut observer des êtres en proie à la souffrance et à la maltraitance…

Wifek A.

Tunisie : Mohamed Talbi [« Nulle contrainte en religion », Coran, II, 256]

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« Seul le Coran oblige la charia » est une fabrication humaine, un carcan élaboré par des hommes au IIIe siècle de l’hégire. L’alternative est donc un islam coranique qui, lui, est totale liberté. Personne n’a jamais rapporté avoir vu le Prophète armé d’un gourdin, tenant une fiole de vitriol et portant une bombe à la ceinture pour faire appliquer par tous les moyens al-amr bil maarouf wan nahyi anil mounkar [« la promotion de la vertu et l’interdiction du vice »]. Ceux qui ont fabriqué la charia ont dénaturé le Coran, qui n’est que liberté et respect de l’individu. Il faut que les croyants se regroupent contre cette inquisition.

Si un jour les musulmans authentiques constituent un front conscient ayant une doctrine bien structurée à leur portée, on entrera dans la modernité, car le Coran est modernité. « La Ikraha fid din » [« Nulle contrainte en religion », Coran, II, 256], des mots simples et clairs pour souligner que l’islam n’impose rien et ne recèle pas les interdits qu’on lui prête. Tout ce qui relève des libertés individuelles est respecté et protégé par le Coran.

Article d’un inconnu vu sur Face ton book.

TUNISIE EDUCATION : Lutter pour obtenir son droit.

Voici le témoignage d’un étudiante tunisienne qui a été confronté à l’administration pour obtenir sa bourse, un parcours chaotique qui en aurait découragé plus d’une(un)…

« Depuis 1997 une convention a été mise en place entre la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis et L’université de Strasbourg permettant aux étudiants (latinistes) de préparer un diplôme en lettres classiques. Pour ce faire, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique octroie des bourses pour les 2 voire trois lauréats.

Inopportunément, cette convention n’a pas été maintenue tous les ans et ce pour de multiples raisons. Par ailleurs, l’enseignement des lettres anciennes s’est trouvé en danger d’extinction au fil des années. Ce qui constitue une réelle perte dans les facultés tunisiennes.

Heureusement que des professeurs se sont mobilisés le 23 avril 2012 pour organiser une
journée d’études consacrée à l’enseignement du latin  » l’enseignement du latin : bilan et perspectives » où j’ai fait parti des conférenciers. Et c’est en tant que passionnée par les lettres classiques et tenant à ce que la Tunisie garde l’étiquette d’un pays polyglotte que mes professeurs m’ont accordé cette occasion honorable mais aussi leur confiance. Une opportunité qui m’a permis de défendre avec beaucoup de courage l’enseignement du latin comme j’ai exposé et expliqué les raisons essentielles de la réticence des étudiants.

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Tunisie : éducation, un constat d’échec…

De nos jours, il est indéniable que le système éducatif vit une réelle crise. Mise à part les évènements d’agressions multiples qui ont touché les universitaires et les universités elles mêmes, des problèmes du même ordre sont à évoquer notamment la baisse du niveau des étudiants tunisiens. Nous nous servons alors de chiffres témoignant de cette chute vertigineuse du rang de l’université tunisienne qui n’est que 6917 éme au monde !!! L étudiant jouit de multiples atouts ; raccourcissement des heures de cours, cours particuliers, accès à internet, parascolaires à gogo semble faire preuve d’incompétence…Certes, il s’agit d’une triste vérité que les Tunisiens doivent affronter parmi tant d’autres : politique, économique, sociale, identitaire…Seulement, on est amené à déterminer la cause ou les causes néfastes afin de pouvoir remédier de façon définitive à ce problème…Dans ce cas, certains vont tenter de plaquer la responsabilité à d’autres. Hélas ! cette pratique, très en vigueur, ne fera que nous enfoncer davantage…

A mon avis, nous avons tous contribué de façon directe ou indirecte à engendrer cette crise que nous endurons aujourd’hui qui fut favorisée et renforcée par un système dictatorial. Il est tout à fait plausible que Ben Ali et sa chère épouse soient favorables a ce genre de « tragédie » puisque ils n’ont jamais connu ce qu’est le Savoir, ce qu’est la Culture et l’Éducation. De même, ce processus d’abrutissement jouait en leur faveur dans la mesure où cela leur permettait de manipuler aisément le peuple…

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Ombres et Lumières d’Elouardia, Tunis.

Les enfants d’Eoulardia Mon Homme – juillet 2012

Depuis des lustres, la jeunesse tunisienne et en particulier celle d’Elouardia est livrée à elle-meme. Pas de terrain de foot, la rue fait office de terrain de jeu, pas de salle de sport, pas de médiathèque, aucune structure étatique pour les accueillir. Ils passent leur temps soit devant un ordinateur (Facebook, Skype, Youtube) soit devant la télévision…. la plupart ne pensent qu’à une chose : partir ailleurs.

Photos et montage : Mongi Aouinet
Musique : Brian Eno

La raison du plus fort s’impose dans la rue.

Livrés a eux mêmes, les enfants des quartiers populaires se débrouillent comme ils peuvent pour s’amuser et faire passer le temps…Malheureusement pour ces enfants pouvoir jouer n’est pas si facile, c’est l’aventure: la journée leurs balles sont confisquées car ils dérangent, et s’ils peuvent jouer c’est les voitures qui les empêchent, le soir ils sont chassés car ils réveillent et effraient avec les pétards chinois qui tous les ans causent des dizaines de victimes…A la maison c’est parfois les mamans qui leur demandent de sortir ; pas assez de places pour tout le monde.

Les « publinets »  s’avèrent parfois salvateurs même s’il faut savoir faire preuve de patience, notamment pour les filles qui ne peuvent pas se permettre de jouer comme les garçons, Facebook quant a lui leur permet ce qui n est pas permis…
Bref , des innocents délaissés auparavant et qui continuent à l’être, enclin à l’ennui et peut être à la délinquance.

Scandale du baccalauréat en Tunisie.

Depuis 1957, un an après l’indépendance, les Tunisiens passent un baccalauréat tunisien. Cet examen permettant le passage à l’enseignement supérieur constitue pour les familles tunisienne un moment très particulier dans leur vie et de la vies de leur enfants. Toute l’attention se focalise sur le lycéen bientôt étudiant sans oublier les cérémonies interminables qui caractérisent le mois de juin quand le verdict tombe…
    Le baccalauréat est aussi important pour certains professeurs « gardien du paradis universitaire » qui en profitent tant bien que mal avec les fameux cours miracles qui bien evidemment coûtent très cher… Les parents, même les plus démunis, se poussent et se bousculent pour réserver les places chez les deteneurs  du Savoir et pour garantir la réussite…D’ailleurs c’est une méthode qui a toujours su apporter ses fruits notamment avec les 25 % qu’on compatabilise avec la note de l’examen final et qui en mesure d’augmenter considérablement la moyene générale… Mais il faut admettre que cet examen national demeure un examen sérieux et très important.Ce qui nous mène a affirmer ceci ce sont les efforts fournis comme jamais par le gouvernement transitoire de 2011 pour sauver l’année scolaire et garantir la passation de l’examen dans les meilleures conditions.
Très sérieux oui mais peut être pas cette année!
L’examen du baccalauréat a suscité un scandale comme jamais en Tunisie. En effet, les épreuves ont été reportées suit eaux fuites enregistrées dans les épreuves de la littérature arabe sur les réseaux social (Facebook). Comme d’habitude, certains accusent et pointent du doigt le fantôme rcdiste sans dévoiler véritablement l’auteur de ces fraudes sachant que le syndicat de l’enseignement affirme que le seul responsable de cet acte est le ministère de l’éducation…
Repasser des épreuves est certes une façon de dissiper le doute et de crédibiliser le ministère cependant cela coûte de l’argent à l’Etat déjà en difficulté. Par ailleurs, il s’agit pour certains lycéens d’une manière de prolonger leur angoisse et le stress qui les rongent même si d’auteurs ont affirmé que « ça les arrangeait et leur permettait de réviser davantage »…