Reportage : Les enfants de Béja et les dinars du 26/26….


Une action a été mené par les salariés de la société PROTEGYS à Tunis le 10 avril 2011. Ils ont financé des travaux a hauteur de 10 000 dinars pour entièrement refaire ; la peinture, un nouveau plafond, les salles de cours, tout est maintenant en état pour que les élèves puissent étudier dans des conditions « normale ». Cette journée a été placer sous le signe de la fête, clown, magicien, marionnette…que du bonheur, mais il est a signalé que des incidents ont eu lieu en fin de journée. En effet, quelques adolescents ont lancé des pierres sur les bénévoles car ils se sont peut être senti mise à l’écart; un acte incompréhensible…ou une manière de communiquer la détresse dans la quelle se trouve  la jeunesse tunisienne.

Fille de Béja, Tunisie. 10 avril 2011

Comment ne pas être révolté en pensant a une des plus grande arnaque du clan Ben Ali : Le 26/26…l’école était dans un état a peine imaginable, le 26/26 a été imposé pour palier a cela….mais ce fric a servi a quoi ? Et c’est la societe civil tunisienne qui doit encore montrer de la solidarité et de la générosité pour que ces enfants puissent simplement  étudier dans des conditions « normal » au 21eme siècle  !

Voici les conditions de vie d’une femme d’un certain age. C’est comme un voyage dans le passé dans la Tunisie de 2011. Ces gens n’ont rien et vivent dans des conditions révoltantes. Mais ou sont les dinars du 26/26 ? DIAPORAMA PHOTOS
« Selon Béatrice Hibou, plutôt que par des « dons volontaires », le fonds serait en fait alimenté sous le régime Ben Ali par des « dons obligatoires ». Ainsi, les entreprises doivent lui verser deux dinars par mois et par salarié, les fonctionnaires sont prélevés d’une journée de salaire, les agriculteurs d’un pour-cent de leurs ventes, etc. Cette quasi-obligation de solidarité est assimilée à un impôt discrétionnaire.

De plus, l’incertitude pèse sur le montant prélevé tant manquent des données chiffrées vérifiées. Ainsi, il n’y a ni budget, ni liste de récipiendaires, ni grille de répartition des ressources, ni évaluation des actions menées, ce qui laisse craindre, plus qu’une non redistribution effective, une gestion clientéliste des ressources. La solidarité est ici instrumentalisée par le pouvoir, afin de renforcer son contrôle sur la population, en déterminant les « bons » et les « mauvais » pauvres, en imposant une contrainte fiscale supplémentaire, en canalisant les pratiques de charité, en renforçant le quadrillage de la société par le parti-État (RCD) dont les cellules locales sont notamment chargées d’identifier les récipiendaires, en faisant disparaître du paysage la mendicité, etc4. »

Le Fonds de solidarité nationale (FSN) de Zine el-Abidine Ben Ali sous son numéro de compte postal : 26-26

Reportage et photos de Mongi Aouinet, le 12 avril 2011.

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