Jannet, potière de Sejnane

Jannet travaille l’argile depuis son enfance, elle fait de la poterie qu’elle vend au bord de la route de Sejnane (gouvernorat de Bizerte en Tunisie) peu de touristes sont de passage vu la situation sécuritaire du pays et l’image catastrophique  donner par les médias depuis les événement de janvier 2012, mais elle n’abdique pas, elle est travailleuse et courageuse. Depuis 2011, elle participe au projet Laaroussa initié par Selma et Sofiane Ouissi porté par l’association L’Art Rue (Tunis) et l’association Muzaq (France) qui a pour objectif de créer une coopérative qui rassemble 60 femmes potières de Sejnane. Un projet social, créateur d’emplois par le biais de l’art bien trop rare en Tunisie. Pour en savoir plus sur le projet LAAROUSSA vous pouvez aller sur le site internet http://www.laaroussa.org

Un reportage vidéo de Mongi Aouinet.

Un reportage photos de Mongi Aouinet.

photo : Mongi Aouinet

photo : Mongi Aouinet

Sejnane, ou le fantasme salafiste de TF1

http://www.fhimt.com/2012/06/28/sejnane-ou-le-fantasme-salafiste-de-tf1/

Tunisie : Les réfugiés du camp de Choucha en grève aux Berges du Lac.

Que font l’ONU et le gouvernement tunisien ?

Les derniers réfugiés du camp de Choucha (sud tunisien) environs 250 personnes manifestent depuis fin mars 2013 un peu partout à Tunis. Ils refusent de rester en Tunisie, pour plusieurs raisons : racisme, discrimination, violence policière, un témoin m’informe qu’une ONG en tire profit en faisant croire qu’ils veulent rester en Tunisie, or c’est faux… mais que fait la France et l’ONU de ces personnes ? Vont-ils rester réfugiés à vie ?

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Tunisie 2013 : Ni Droit, ni devoir ?

 

Le "KO" politique, administratif et sociale règne en Tunisie.

En Tunisie il faut pouvoir s’imposer pour avoir non seulement un travail mais pour ses droits. Il faut insister pour avoir son contrat, pour qu’on paie les cotisations CNSS, il faut insister, pour que les retenues fait sur ton salaire soient bien versées (même si l’entreprise ou autres organismes ont les moyens).

Je vous dis cela car j’ai été salarié du Syndicat National des journalistes Tunisien (SNJT) et je trouve incroyable de devoir perdre de l’énergie et du temps juste pour qu’on respecte mes droits (contrat de travail, cotisations CNSS, attestation de retenue sur salaire). De novembre 2011 à janvier 2013 j’ai été coordinateur de projet pour une ONG (Institut Panos Paris) projet financé par l’Union Européenne.

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Tunisie : Mohamed Talbi [« Nulle contrainte en religion », Coran, II, 256]

mohamed-tabli

"Seul le Coran oblige la charia" est une fabrication humaine, un carcan élaboré par des hommes au IIIe siècle de l’hégire. L’alternative est donc un islam coranique qui, lui, est totale liberté. Personne n’a jamais rapporté avoir vu le Prophète armé d’un gourdin, tenant une fiole de vitriol et portant une bombe à la ceinture pour faire appliquer par tous les moyens al-amr bil maarouf wan nahyi anil mounkar [« la promotion de la vertu et l'interdiction du vice »]. Ceux qui ont fabriqué la charia ont dénaturé le Coran, qui n’est que liberté et respect de l’individu. Il faut que les croyants se regroupent contre cette inquisition.

Si un jour les musulmans authentiques constituent un front conscient ayant une doctrine bien structurée à leur portée, on entrera dans la modernité, car le Coran est modernité. « La Ikraha fid din » [« Nulle contrainte en religion », Coran, II, 256], des mots simples et clairs pour souligner que l’islam n’impose rien et ne recèle pas les interdits qu’on lui prête. Tout ce qui relève des libertés individuelles est respecté et protégé par le Coran.

Article d’un inconnu vu sur Face ton book.

Tunisie : Jannet potière de Sejnane.

La situation des potières de Sejnane est difficile, très peu de touristes sont de passage vu la situation sécuritaire du pays et l’image que véhicule les médias depuis 2011. Ces femmes sont courageuses et vaillantes il ne faut pas les laisser tomber. Aller voir cette belle région de Tunisie, aller leur acheter des belles poteries pour qu’elles puissent continuer a perpétuer une tradition, un art, qui date de plusieurs millénaires.
Elle place beaucoup d’espoir sur le projet Laaroussa (voir lien) porté par l’association L’ART RUE (Dreamcity) www.laaroussa.org

Jannet potière de Sejnane - Crédit Photo : Mongi Aouinet

Jannet potière de Sejnane – Crédit Photo : Mongi Aouinet

Tunisie : Funérailles révolutionnaires de Chokri BELAID.

Vendredi 8 février 2013 vers 14h00, Kamel Jalouli attend le cortège funéraire de Chokri Belaid au cimetière du Jellaz à Tunis, il contient son chagrin dignement, malgré des conditions de sécurité indigne, plus de 50 000 personnes attendent malgré les tires de lacrymogène. Je suppose que le Ministre de l’Intérieur avait autre chose de prévu ce jour là (préparer la manifestation pro-Ennahda du lendemain). J’ai été témoin d’agressions au couteau au niveau de la station de bus de Bab Alioua et place de la Tolérance, les flics étaient ou ? très peu de militaire, des jeunes ont même attaqué les pompiers. Shame on You ! Cette journée sera gravé à jamais dans ma mémoire car j’ai ressenti ce que le mot fasciste voulait dire mais surtout marqué à vie par la dignité du peuple hommes, femmes, enfants qui ont salué une dernière fois ce héros de la Nation.
-IMG_0261photos-mongi-aouinetDans les sociétés patriarcales, les hommes sont omnipotents, omniprésents et semblent tenir -sans relâche- les rênes de la société. Cette omniprésence semble effacer le rôle des  femmes et les écarte de plusieurs domaines. Cette exclusion qu’elle subissent depuis des générations se manifeste dans leur quotidien le plus banal et le plus anodin. Il peut nous paraître surprenant à titre d’exemple qu’il est strictement interdit aux femmes d’assister aux funérailles quelque soit le lien qu’elles ont avec la personne décédée. Cependant, cette coutume qui paraît d’emblée ancrée dans les mentalités a été ébranlée tout comme l’opinion publique en Tunisie suite à l’assassinat du militant Chokri Blaid.En effet, des milliers de femmes furent présentes aux funérailles qui ont eu lieu au cimetière du Jallez dans la ville de Tunis sans se soucier de ce que dicte la tradition rigide et inébranlable. Bien entendu, ce comportement courageux voire révolutionnaire selon certains a dérangé les conservateurs catastrophés par cet évènement qui déroge de la norme bien plus que par l’assassinat d’un être humain.